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Les rapports entre les dents et notre santé en général

Le docteur Jérôme Weinman attire l’attention des personnes sur de récentes études cliniques et épidémiologiques qui ont démontré qu’il existe un lien entre les affections buccales, et plus particulièrement les infections parodontales ou kystiques et les maladies systémiques. Le lien entre les maladies buccales et les maladies systémiques marque l’avènement d’un nouveau paradigme dans le domaine de la santé buccodentaire.

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 Les infections parodontales ou kystiques dentaires sont maintenant reconnues comme des facteurs de risque dans les maladies cardio-vasculaires, les accidents cérébrovasculaires, le faible poids à la naissance, l’aggravation du diabète, la pneumonie et la bactériémie.

 

Refaire ses dents et son sourire à Paris et à Genève : Le docteur Jérôme Weinman chirurgien dentiste à Paris et médecin dentiste à Genève est titulaire de diplômes de spécialités chirurgicales et prothétiques:

Le diplôme de parodontologie permet de traiter les « gencives malades », ou « parodontopathies« , sans douleur à Genève ou à Paris. Dans son cabinet parisien ou genevois, grâce à l’utilisation des techniques de sédation inconsciente ou semi-consciente, tous les traitements concernant les maladies des gencives ou plus généralement du parodonte peuvent être exécutés sans douleur, y compris pour des patients ayant peur du dentiste.

Le diplôme en « chirurgie de reconstruction des bases osseuses maxillaires » (Paris, France ; Frankfort, Allemagne), permet d’effectuer sans douleur toutes les exérèses de kystes, les extractions et les greffes osseuses de réparation des maxillaires, les greffes intra-sinusiennes (comblement de sinus) ou les greffes d’expansion de crêtes (ostéotomie). Grâce à l’utilisation des techniques de sédation inconsciente ou semi-consciente, ces protocoles sont accessibles aussi aux patients ayant peur du dentiste.

Deux plateaux techniques de traitement dentaire sans douleur sont disponibles en à Genève et à Paris.

 

 

La prévention des aléas de cicatrisation bucco-dentaire en général et parodontale en particulier: Le sevrage Tabagique.

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Le tabac est considéré comme un facteur de risque majeur en parodontologie et en reconstruction des maxillaires.

Compte tenu du véritable « handicap » que constitue le tabac pour la santé et la cicatrisation bucco-dentaire en général et parodontale en particulier, l’intérêt du sevrage tabagique prend toute son importance.

L’Académie Américaine de Parodontologie (AAP) intègre le sevrage tabagique comme partie intégrante du plan de traitement parodontal ou des reconstructions des maxillaires par des greffes osseuses. Toutefois d’autres avis modère ce principe de précaution.

Les patients atteints de parodontites (surtout les formes les plus avancées) sont le plus souvent des patients fumeurs (à partir de 10 cigarettes par jour) ou d’anciens fumeurs (Hujoel et al. 2002).

Si l’étiologie bactérienne est aujourd’hui établie, la consommation tabagique joue un rôle déterminant dans le développement et l’amplification du processus de destruction tissulaire observé dans les infections parodontales.

La toxicité tabagique est liée non seulement aux modifications physiques de l’environnement bucco-dentaire que cette consommation génère (élévation de la température buccale) mais surtout aux composants chimiques contenus dans la cigarette (goudron, nicotine).

Les conséquences sur la physiologie gingivale et parodontale sont nombreuses : vasoconstriction de la microcirculation gingivale et osseuse, altération des fibroblastes et de la synthèse de collagène, diminution de la sécrétion salivaire par le blocage des récepteurs nicotiniques des glandes salivaires.

Les muqueuses du patient fumeur sont comme « asphyxiées », affaiblies, fragilisées et de fait, plus vulnérables aux diverses sollicitations et irritations, mécaniques, physico-chimiques et surtout infectieuses.

De façon assez paradoxale, le patient fumeur ne présente que peu de signes d’inflammation superficielle gingivale ; la gencive en hypoxie saigne peu en comparaison de l’importance de l’inflammation parodontale et les symptômes classiques de l’inflammation gingivite (œdème, rougeur…) sont le plus souvent absents, masqués par la vasoconstriction nicotinique (Kinane 2001).

La discrétion des symptômes cliniques retarde et minimise la prise de conscience des patients de leurs problèmes parodontaux.

Cela conduit le patient à consulter tardivement, une fois l’infection parodontale bien installée et déjà bien évoluée (avec mobilités dentaires, suppurations, récessions gingivales marquées, halitose) ce qui compromet d’autant le taux de succès.

Le tabagisme réduit l’effet positif de la thérapie parodontale et cela indépendamment du niveau d’hygiène buccale.

Après thérapeutique chirurgicale comme non chirurgicale (surfaçage radiculaire), les perturbations vasculaires ralentissent considérablement la cicatrisation parodontale.

Il en va de même avec les techniques de greffes osseuses pour les reconstructions pré-implantaire des maxillaires.

Dès lors que la cinétique, tout comme la qualité, de la cicatrisation parodontale se trouvent affaiblies, il n’est donc pas surprenant que les échecs thérapeutiques et 90% des formes dites réfractaires surviennent chez les patients fumeurs (Johnson & Slach, 2001).

Les interventions parodontales ou les greffes osseuses particulièrement sensibles aux fluctuations de la vascularisation (en particulier, la chirurgie muco-gingivale, les comblements osseux, les thérapeutiques régénératrices par RTG), devront être considéré avec beaucoup de précaution chez les patients fumeurs, compte tenu de leur fort taux d’échec dans ce contexte tabagique (Preber et Bergström, 1990).

Les récents protocoles d’injection de PRP (Plasma Riche en Plaquettes) en pré, per et post opératoire et de PRF (Plasma Riche en Fibrine) en per opératoire apportent indubitablement des résultats positifs pour optimiser les cicatrisations difficiles et aléatoires.

Ces protocoles semblent être de nouvelles solutions pour les patients ayant récemment arrêté de fumer et dont le potentiel régénératif est d’ores et déjà compromis. mais qui souhaitent ardemment recouvrer une esthétique dentaire que seule la chirurgie peut leur rendre.

 

 

La prévention de maladies graves cardio-vasculaires, du diabète et des accouchements prématurés.

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Les liens entre les infections buccales, parodontales ou kystiques et les maladies systémiques cardio-vasculaires, le diabète, la grossesse et les accouchements prématurés.

 

Les maladies cardio-vasculaires, les maladies respiratoires et les AVC.

Les personnes souffrant de maladies parodontales ou d’une façon générale d’infections de la sphère bucco-dentaire non diagnostiquées sont soumises à un plus grand risque de maladies cardiaques.

En fait, elles ont deux fois plus de risque d’avoir une crise cardiaque mortelle que des personnes au parodonte indemne.
(cf. L’Académie Canadienne de Parodontologie).

L’hypothèse admise est la suivante : Les bactéries qui causent la maladie parodontale peuvent causer de petits amas de sang coagulé et infecté. Le largage de ce matériel (appelé embole) dans la circulation sanguine est une embolie. Dans ce cas précis cet amas de bactéries ou de fibrine infectée est une embolie septique.

Le risque est l’obstruction d’une artère périphérique ou pulmonaire (thrombose) provoquant une ischémie.

Le siège de cette ischémie varie en fonction du réseau vasculaire atteint.

Le vaisseau obstrué peut être :

– L’artère pulmonaire, provoquant l’embolie pulmonaire responsable d’hypoxémie.

– Une artère cérébrale, aboutissant à un accident vasculaire cérébral (AVC).

– Une artère périphérique (d’un membre), aboutissant à un infarctus du membre.

– Une artère du muscle du coeur (myocarde), aboutissant à un infarctus du myocarde.

L’embole se fixe très majoritairement dans une artère car chez celles-ci, contrairement aux veines, le sens de la circulation va du vaisseau le plus large au plus petit (à l’exception des réseaux vasculaires de type admirable).

Les patients qui doivent être particulièrement vigilants sont ceux atteint d’athérosclérose : Cette maladie consiste en l’épaississement de la paroi artérielle par des plaques d’athérome, pouvant conduire à l’obstruction de l’artère.

Les vaisseaux étant donc déjà rétrécis par la plaque d’athérome, c’est-à-dire une accumulation segmentaire de lipides, glucides complexes, sang et produits sanguins, tissus adipeux, dépôts calcaires et autres minéraux dans l’intima des artères de gros et moyen calibre (aorte et ses branches, artères coronaires, artères cérébrales, artères des membres inférieurs) le risque d’obstruction est donc encore plus important.

Or l’athérome est la cause dominante de la majorité des affections cardio-vasculaires :

– Première cause de mortalité dans les pays occidentalisés par insuffisance coronarienne, affections cérébrales ;

– Première cause responsable des maladies et atteintes coronariennes ;

– Cause majeure d’invalidité et de morbidité (insuffisance cardiaque, séquelles d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), accidents ischémiques transitoires (AIT), artériopathie oblitérante des membres inférieurs, anévrysmes aortiques, insuffisances rénales et infarctus mésentérique.

Cette fréquence effrayante est à rapprocher de celle toute aussi importante des maladies parodontales. Cela doit donc inciter les patients aux plus stricts comportements préventifs de dépistage et de soins.

 

Une maladie cardiovasculaire grave : L’endocardite dite d’Osler

Une valve cardiaque normale est recouverte entièrement d’une couche cellulaire, l’endothélium, la protégeant des attaques bactériennes. La lésion de cette couche est fréquente en cas de maladie valvulaire, mais aussi avec l’âge.

Pour qu’une endocardite se développe, une bactérie doit se trouver dans le sang (bactériémie) permettant la colonisation de la valve.

Cette bactériémie est habituelle après certains soins dentaires mais aussi après des activités beaucoup plus anodines, telles qu’un brossage de dents ou une simple mastication.

Ceci explique la relative inefficacité de la prévention de l’endocardite par mise sous antibiotiques systématique chez les patients bénéficiant de soins dentaires.

De nombreux patients sont porteurs de foyers infectieux importants tels que les affections parodontales mais aussi des foyers kystiques d’origine péri apicale (au bout des racines).

Ces personnes non dépistées se mettent dans une situation de risque potentiellement létal s’ils sont déjà dans une situation cardiovasculaire précaire.

Seul un dépistage par un scanner en 3 dimensions (scanner cone beam 3D) permet une exploration par un balayage exhaustif de la sphère buccale et ORL.

Tous les autres examens plans (2D) type panoramique dentaire ou radiographie rétro alvéolaire risque d’être incomplet et laisser inaperçue une infection importante car masquée par un autre élément anatomique plus radio opaque.

 

 

La grossesse – Les naissances de bébés prématurés en lien avec les infections dentaires 

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La maladie parodontale ou d’une façon générale toutes infections de la sphère bucco-dentaire non diagnostiquées sont des facteurs de risque avéré pour la mère d’accoucher de bébés prématurés.

Il existe en effet une corrélation positive entre les infections parodontales et endodontiques et les accouchements de bébés prématurés.Les bébés prématurés sont par définition des enfants nés avec un poids inférieurs à 2,5 kg après moins de 37 semaines de gestation.

Les causes de ces naissances sont multiples mais parmi elles Dr. Steven Offenbacher et coll. (1995) propose que les maladies parodontales non traitées ou d’une façon générale les infections de la sphère bucco-dentaire non diagnostiquées en fassent parties, provoquant un travail prématuré à moins de 36 semaines de gestation, une rupture des membranes et des complications maternelles ou fœtales.

Le mécanisme serait que le parodonte infecté est un réservoir de produits bactériens et de médiateurs inflammatoires. Parmi ces éléments on retrouve les Cytokines médiateurs de l’inflammation, ainsi qu’une endotoxine bactérienne le Lipopolysaccharide (PLS). Ces éléments contribuent à la stimulation des Prostaglandines qui elles-mêmes jouent un rôle déterminant dans les différents mécanismes de l’accouchement prématuré.

Les infections touchent dans les pays anglo-saxons 5 à 10 % des femmes enceintes et environ 30 % des accouchements prématurés sont associés à un processus infectieux.

Dans une étude statistique rapportée par Dr Patrice Phaneuf et Catherine Parent de l’Université de Laval (Canada)18 % plus ou moins 7.3 % des naissances prématurées sont en lien avec les parodontopathies non traitées.

D’après une étude d’Offenbacher aux USA tous les ans l’infection parodontale serait responsable de 18 % de naissances prématurées. Soit 250.000 enfants de poids réduit de moins de 2.5 Kg.

Les mères infectées par la maladie parodontale peuvent courir un risque jusqu’à sept fois plus important d’avoir un bébé prématuré ou petit poids à la naissance.

 

 

Le diabète et la maladie parodontale : un lien bilatéral complexe

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Le récent rapport du U.S.General publié en 2000 met en relief le fait que le diabète, s’il n’est pas contrôlé, représente un important facteur de risque dans l’étiologie des maladies parodontales ou d’une façon générale toutes infections de la sphère bucco-dentaire non diagnostiquées.

L’hypothèse est émise selon laquelle ce lien serait réciproque et que la parodontite grave ou d’une façon générale des infections de la sphère bucco-dentaire non diagnostiquées affecterait le contrôle de la glycémie et exacerberait le diabète.

Lorsque le diabète n’est pas contrôlé, le risque de gingivite et de maladie parodontale augmente. Les patients atteints de diabète avancé peuvent avoir des abcès parodontaux et une dégénérescence des fibres du desmodonte.

La présence d’infections buccales accroît la résistance à l’insuline et complique le contrôle de la glycémie.

Dans les cas de maladie parodontale plus grave, les patients peuvent être traités à l’aide d’un traitement mécanique chirurgical ou non chirurgical.

Une étude a démontré que le détartrage et le surfaçage radiculaire, auxquels on ajoute l’irrigation buccale, améliorent considérablement le contrôle du diabète et le niveau de substances inflammatoires, indiquées par l’analyse des cytokines.

Certains professionnels traitent les patients un quadrant à la fois, mais les études actuelles indiquent que le traitement de la bouche au complet est plus efficace et plus souhaitable. Les techniques de chirurgie sous sédation au bloc opératoire prennent ici toute leur valeur.

 

 

 

5 – Les carences en vitamines D et les échecs de cicatrisation osseuses

VIDÉO « POURQUOI LA VITAMINE D EST-ELLE ESSENTIELLE ? »

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La vitamine D est l’alliée de notre santé. Quel que soit votre âge, avoir un bon taux de vitamine D est nécessaire toute l’année.

 

 

 

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